Huningue, ville nature

Difficile aujourd’hui d’imaginer la ville sans la nature, ni la nature sans la ville. C’est un ensemble indissociable, avec lequel il faut apprendre à vivre. Nature ou activité humaine, les enjeux dépassent le simple rapport de force. C’est pourquoi prévaut à Huningue l’adaptation pour préserver ou  développer le patrimoine naturel.

Espaces verts : les effets visibles d’une gestion raisonnée durable

Couvrant près de 40 % du territoire, la trame verte huninguoise est constituée au 2/3 d’espaces verts publics aux innombrables vertus : essentiels dans l’adaptation de la ville au changement climatique, ils embellissent aussi notre cadre de vie et sont des lieux de promenade qui profitent à notre santé, à notre bien-être et au lien social.

Depuis plusieurs années déjà, l’approche raisonnée de leur gestion profite à l’environnement et à notre biodiversité urbaine, tout en épargnant les ressources. Cette gestion différenciée des espaces se traduit principalement par la mise
en place au cas par cas de techniques adaptées aux types de surface, aux usages ainsi qu’aux enjeux écologiques et paysagers.

Espaces d’attractivité

Les plus fréquentés ou représentatifs de l’image de la ville, l’entretien y est particulièrement soigné. La tonte, le désherbage à la main et l’arrosage y sont réguliers. Square Soustons, abords de la mairie, Jardin du musée… : ce sont les spots préférés des amateurs de selfies !

Espaces d’accompagnement

Avant tout lieux de vie, on y joue, s’y promène ou les traverse au quotidien : Parc des eaux vives, Jardin des fontaines ou parc Chérin, ils sont fréquemment tondus et désherbés mais tolèrent par endroits et sous contrôle une végétation spontanée, voire une fauche tardive. Leur usage récréatif n’interdit pas la présence de fleurs ni de plantes.

Espaces rustiques

Plus à l’écart ou en lisière d’autres espaces, ils se distinguent par le caractère plus naturel de prairies, haies champêtres et boisements propices au développement d’une flore spontanée et à la biodiversité. Des interventions entre autres de fauche tardive et de débroussaillage y sont programmées une à deux fois par an.

Espaces naturels

Secteurs peu accessibles et pour la plupart protégés, la végétation spontanée y est la règle avec un entretien très limité, essentiellement pour les maintenir propres ou pour des raisons de sécurité.

Une logique d’économie de l’eau

La gestion pondérée de l’arrosage des espaces verts publics est à Huningue une préoccupation de longue date, aujourd’hui accentuée par la dégradation de la situation hydrologique et son impact sur la ressource en eau.

Sans attendre l’aggravation d’une situation appelant des restrictions, la Ville investit depuis plusieurs années dans des solutions de récupération de l’eau de pluie. Par ailleurs nos jardiniers et
horticulteurs sélectionnent et plantent des végétaux qui résistent mieux à la sécheresse et appliquent des techniques entre autres de paillage retenant l’humidité.

De manière générale l’arrosage est juste et modéré, autant que possible avec de l’eau récupérée. Et quand la situation se dégrade, celui du gazon est d’abord suspendu dans les espaces d’accompagnement puis réduit dans les espaces d’attractivité, qui alors très vite jaunissent.

Enfin les fontaines avec jets d’eau fonctionnent en circuit fermé grâce à une pompe qui permet de recycler leur eau non potable.

Ces dispositions se conforment en cas d’alerte ou d’alerte renforcée sur le secteur aux mesures préfectorales limitant les usages de l’eau.

L’écopâturage nous rend chèvre

Les chèvres, ou de temps en temps les moutons, font désormais partie de notre paysage urbain pour être aujourd’hui appréciés comme les plus efficaces auxiliaires des jardiniers municipaux quand il s’agit de débroussailler certaines parcelles peu accessibles…

Avec son cheptel d’environ 40 chèvres et 150 moutons, Atlernature est un pionnier de l’éco-pâturage. La Ville de Huningue est l’un de ses clients historiques pour avoir été très tôt convaincue par cette alternative à l’entretien mécanique et chimique de ses prairies et milieux difficiles d’accès. Et aussi parce que la présence des animaux au cœur de notre cité, c’est du bonheur pour petits et grands !

Chaque pâture est dotée d’un cabanon et, à défaut d’un point d’eau naturel comme dans le Jardin des pâtures, d’un abreuvoir.

Les frayères du Parc des eaux vives

Huningue s’implique fortement en faveur de la biodiversité par la mise en œuvre d’une trame verte et bleue, essentielle à la conservation, la restauration ou la création de continuités écologiques.

Les frayères du Parc des eaux vives répondent à cet objectif grâce à des banquettes de sédiments qui favorisent le frai piscicole – autrement dit la ponte – en permettant aux poissons de déposer leurs œufs sur les substrats ou la végétation qui les recouvrent.
Ces banquettes participent aussi à la diversification des habitats et reconstituent une zone de transition entre la berge et l’eau, appréciée des oiseaux, des insectes et des batraciens. Leurs roseaux et autres plantes aquatiques non seulement filtrent les matières et permettent leur décantation, mais aussi assimilent nitrates et phosphore.

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