L’inquiétude de Catherine FREY, présidente de l’Union frontalière des donneurs de sang bénévoles, se fonde sur une tendance générale : le nombre de dons continue de baisser, à Huningue comme partout en France, mais de manière plus nette.
Les 4 collectes annuelles des équipes mobiles ne totalisent plus que 152 dons en 2025. C’est évidemment trop peu au regard des moyens mobilisés et des enjeux de santé publique que représente la transfusion sanguine. Mêmes modestes, ces collectes sûrement se tariraient en cas de report vers un autre lieu de don ou une unité fixe départementale.
L’urgence pour le bien commun est donc de convaincre de nouveaux donneurs afin que les collectes huninguoises perdurent. Donner son sang et une petite heure de son temps peut sauver jusqu’à 3 vies en répondant aux urgences ou en soignant les malades quotidiennement. La transfusion sanguine est en effet aussi indispensable et vitale lors d’interventions chirurgicales que dans le traitement de nombreuses pathologies comme les leucémies et les cancers.